La diversification alimentaire : tout savoir pour bien débuter

25 mars 2022
#(Autour de) bébé

Bébé grandit et évolue très vite, c’est pourquoi ses besoins en nutriments et en énergie sont assez importants. Afin de lui permettre de s’éveiller dans de bonnes conditions, une alimentation adaptée est la meilleure chose que vous pouvez lui offrir. En effet, dès ses premiers instants de vie, le lait, qu’il soit donné au sein ou au biberon, va venir couvrir les besoins de votre petite crapule en s’adaptant à sa physiologie et sa morphologie. Cependant, à partir de 4ème jusqu’au 6ème mois, ses besoins changent et augmentent ; et certains petits bouts ne sont plus suffisamment rassasié avec le lait... C’est donc à ce moment que la diversification alimentaire fait son entrée dans votre quotidien et surtout dans celui de bébé.

Diversification alimentaire : quézako ?

Comme nous venons de l’évoquer rapidement dans notre petite introduction, la diversification alimentaire entre en jeu au moment où bébé commence à avoir besoin davantage d’énergie pour mener ses aventures, s’éveiller et se développer correctement. La diversification alimentaire est donc une étape dans laquelle vous commencez à introduire progressivement des aliments autres que du lait, maternel ou en poudre, dans le quotidien de votre petit bout de chou.

Il est essentiel d’insister sur le terme de progressivité pour que la digestion, la motricité et le métabolisme de bébé assimilent bien les nouvelles fonctions dont ils vont devoir se charger. Par ailleurs, il existe différentes façons de procéder pour effectuer cette adaptation. On parle la plupart du temps de diversification alimentaire, en oubliant qu’il existe plusieurs formes, dont la diversification menée par l’enfant, entre autres, qui demande parfois plus de temps, mais qui laisse bébé plus libre dans la découverte des aliments et qui lui permet de découvrir à son rythme et e fonction de ses goûts les différents goûts et textures des aliments.

A quel âge débuter la diversification alimentaire ?

Si certaines mamans le savent déjà, cela ne coûte rien de rappeler que l’allaitement exclusif peut être mené jusqu’aux 6 mois, sans avoir le moindre impact sur la santé de votre bout de chou. En revanche, il convient de savoir qu’il est tout à fait possible de commencer la diversification alimentaire plus tôt, aux alentours du 4ème mois, si le pédiatre qui suit votre enfant donne son aval.

Dans tous les cas, que ce soit à 6 mois ou à 4 mois, il est essentiel d’attendre que le corps soit capable de digérer correctement les aliments ; autrement dit, la diversification alimentaire peut commencer lorsque la maturité digestive est atteinte pour lui permettre de travailler correctement. De même, à l’inverse, il n’est pas conseillé de démarrer la diversification alimentaire après 6 mois qui, selon les recommandations de l’OMS, pourrait induire un risque de ne pas couvrir l’ensemble des besoins de bébé ; et pire, cela pourrait augmenter le risque de développer des intolérances et allergies alimentaires...

En résumé, la diversification alimentaire peut commencer entre 4 et 6 mois de façon plutôt sécuritaire. Bien évidemment, il faut également prendre en compte le développement psychomoteur de bébé pour adapter les petits plats que vous lui préparerez :

  • A 4 mois, bébé ne tient pas assis et n’est pas tout à fait capable de bien maîtriser ses gestes ; il peut donc commencer à téter un biberon ou une cuillère avec de nouvelles saveurs et textures ;
  • A 6 mois environ, votre petit cœur commence à tenir assis seul et porte ses mains à la bouche ; c’est aussi à cette période qu’il s’intéresse de plus en plus à son environnement. On remarque également qu’il commence à approcher de la maturité digestive grâce à plusieurs signaux : les dents commencent à pousser, il salive davantage, il cherche à mâcher tout ce qui lui passe par la main.

Comment bien débuter la diversification alimentaire ?

Avant toute chose, attendez d’avoir rendez-vous avec votre pédiatre pour le rendez-vous des 3 ou 4 mois pour lui demander si bébé est prêt pour débuter la diversification alimentaire. S’il donne son accord, vous pourrez commencer à introduire des aliments dans les habitudes de bébé.

Pour commencer, il est conseillé de débuter par le repas de midi en complément du lait, et d’introduire un à un chaque aliment, en commençant par les légumes (toujours cuits), les fruits (cuits et mixés également), puis par les protéines et les céréales, et enfin vous pourrez ajouter des matières grasses à vos préparations. Mais voyons plus en détails tout cela.

Les légumes

Les légumes sont le premier groupe d’aliments que bébé va tester. Il est recommandé de lui donner une à deux petites cuillères d’un légume bien cuit, à l’eau ou à la vapeur, et bien mixé, afin qu’il s’habitue à la texture. Vous pourrez augmenter les quantités au fur et à mesure.

Au début, privilégiez les légumes sans trop de fibres et doux comme la carotte, les haricots verts, la courge, la courgette ou les endives. En fonction de sa tolérance, vous pouvez continuer par le poireau, les épinards, l’artichaut, le céleri, le brocoli, le chou-fleur, etc. Tout cela sans sel. Attendez ses 1 ans pour ajouter des crudités à son alimentation.

Les fruits

Vous pouvez ensuite introduire des fruits, aux alentours des 4 mois également, en commençant toujours par les plus doux, en veillant à bien les cuire et les mixer aussi : pomme, banane, poire, pêche, prune, abricot... A partir de 6 mois, vous pouvez lui proposer des fruits crus, bien mûrs et écrasés au début, ainsi que des agrumes.

Il est également conseillé d’attendre ses 9 mois (au moins) pour intégrer des fruits exotiques comme l’ananas ou le kiwi, par exemple, ou les fruits rouges, pour qu’il arrive à mieux les digérer.

Les protéines

Aux alentours de ses 6 mois, vous pourrez également commencer à lui donner des protéines d’origine animale, si vous le souhaitez. Si tel est le cas, il est recommandé de ne pas dépasser 10 grammes, ou deux cuillères à café, par jour maximum. De plus, il est important qu’elles soient bien cuites, sans graisse, sans peau et sans os, moulinées ou mixées au début, puis hachées autour des 10 mois, en petits morceaux à 12 mois.

Vous pouvez commencer par de la volaille et des viandes maigres. Vers 7 et 8 mois, vous pouvez ajouter des poissons maigres, puis des poissons gras et du jaune d’œuf dur, puis le blanc. Pour les fruits de mer, il faut attendre ses 12 mois.

Les céréales

A compter des 6 mois de bébé, les céréales peuvent représenter une source d’énergie intéressante pour votre bout de chou. Il est possible de mélanger un peu de farines sans gluten avec son lait ou sa soupe de légumes.

A partir de ses 7 mois, on peut commencer à diversifier les farines en donnant des farines contenant du gluten, mais aussi intégrer des petites pâtes, de la semoule, des biscuits. Et à 8 mois, il pourra goûter le pain.

Lorsqu’il soufflera sa première bougie, vous pourrez élargir le champ des possibilités avec des légumineuses en purée.

Les matières grasses

Pour tout ce qui est corps gras et matières grasses, on attend au moins les 6 mois de bébé. On les utilise toujours crues pour assaisonner un peu et donner de l’énergie, par exemple : une cuillère à café d’huile végétale, une noisette de beurre ou bien une petite cuillère de crème fraîche.

Comment adapter la diversification en fonction de l’âge de bébé ?

Le lait va permettre de couvrir les besoins de bébé jusqu’à ses 4 à 6 mois et la diversification alimentaire ne viendra pas remplacer le lait, mais sera introduite en complément de l’allaitement ou du biberon. Pour que la transition se fasse en douceur, il peut être intéressant de séparer les tétées ou biberons des repas afin que le petit estomac de bébé ne soit pas saturé.

Au fil des mois, bébé mangera un peu plus et le besoin en lait diminuera. Les premiers repas sont plutôt de la découverte et le lait restera la principale source de nutrition ; et plus il va grandir, moins il aura besoin de prendre le sein ou le biberon que vous lui proposerez.

Aux alentours de 5 mois

Pour un bébé de 5 mois, il est possible de suivre ce petit plan de diversification alimentaire :

  • Pour le petit déjeuner : environ 150 et 200 ml de lait 1er âge (ou lait maternel), éventuellement avec une ou deux cuillères à café de céréales infantiles ;
  • Pour le déjeuner : environ deux à trois cuillères à café d’une purée de légumes cuits, puis 150 à 200 ml de lait 1er âge (ou lait maternel) ;
  • Pour le goûter, puis pour le dîner : son biberon habituel de 150 à 200 ml de lait 1er âge (ou lait maternel).

Entre 6 et 7 mois

Pour un bébé de 6 à 7 mois, voici une journée type au niveau du repas de bébé :

  • Pour le petit déjeuner : environ 200 et 250 ml de lait 2e âge (ou lait maternel), éventuellement avec trois ou quatre cuillères à café de farines infantiles ;
  • Pour le déjeuner : vous pouvez donner une purée de légumes (ou un petit pot de légumes) avec une petite cuillère de poisson ou viande mixés et finir avec une compote ou un fruit bien mûr cru et mixé si votre enfant a encore faim ;
  • Pour le goûter, puis pour le dîner : son biberon habituel de 200 à 250 ml de lait 2e âge (ou lait maternel)

Quid de l’eau et des petits pots

Pour les tout-petits, inutile de donner de l’eau puisque le lait couvrir entièrement ces besoins. Par ailleurs, les reins d’un nourrisson ne sont pas prêts à filtrer de l’eau pure et son petit estomac n’est pas encore habitué. A partir de ses 6 mois, il ingurgitera l’eau contenue dans le lait et les aliments, son corps apprendra donc à digérer ce liquide jusqu’alors absorbé sous des formes différentes. Vous pouvez néanmoins lui donner un peu d’eau, mais en petite quantité entre les repas, surtout s’il fait chaud, qu’il a des diarrhées ou de la fièvre notamment.

Concernant vos questions par rapport aux petits pots, il faut savoir que leur fabrication est réglementée en France. Leur composition et leurs apports s’adaptent aux petits de moins d’un an. C’est une alternative pratique, mais qui ne remplace pas des produits faits maison. Soyez vigilant sur la qualité et les ingrédients présents dans les pots en fonction de la marque et des étiquettes.